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Fin des discussions entre Atos et Airbus
Le mardi 19 mars, Atos a annoncé la fin des discussions avec Airbus concernant la cession potentielle de son activité Big Data & Security (BDS). Dans un communiqué, Atos a indiqué que les négociations avaient été interrompues, tandis qu’Airbus a justifié sa décision en affirmant avoir examiné attentivement tous les aspects d’une éventuelle acquisition.
Les négociations entre les deux entreprises
Les négociations entre Atos et Airbus avaient débuté officiellement en janvier, avec le lancement d’une phase d’audit d’acquisition après des premières discussions. Ces discussions portaient sur l’ensemble de la branche BDS, avec une offre oscillant entre 1,5 et 1,8 milliard d’euros.
Difficultés rencontrées lors des négociations
Cependant, les négociations se sont compliquées ces dernières semaines, notamment en raison des supercalculateurs d’Atos, qui ne sont pas rentables et dépendent de centres de recherche publics comme le Commissariat à l’énergie atomique. Airbus souhaitait acquérir uniquement les activités liées à la cybersécurité, et non l’ensemble de la branche BDS.
Cette situation met Atos dans une position délicate, avec 3,5 milliards d’euros de dettes à rembourser d’ici fin 2025. Selon des sources proches du groupe citées par BFM TV, si la vente de BDS à Airbus n’aboutit pas, une procédure de sauvegarde sera inévitable pour l’entreprise.
Les alternatives envisagées par Atos
Face à cette situation, Atos a déclaré qu’elle analysait la situation et évaluait activement les alternatives stratégiques, en prenant en compte les impératifs de souveraineté de l’Etat français. Par conséquent, la publication des résultats annuels 2023 a été reportée afin de permettre à l’entreprise d’évaluer ses options stratégiques.
Source : CNEWS

