Coopération pérenne : TSMC, symbole fort du Japon et Taïwan

Une puce tenue par des pincettes, le logo de TSMC en arrière-plan.
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Expansion de TSMC au Japon

La Taïwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) va ouvrir sa première usine au Japon dans la préfecture de Kumamoto, sur l’île de Kyushu. Cette inauguration prévue pour le samedi 24 février marque le début d’une série d’investissements dans la région.

En effet, TSMC a récemment annoncé la construction d’une seconde fonderie dans la même zone. Pour financer ce projet, l’entreprise a investi 5,26 milliards de dollars dans Japan Advanced Semiconductor Manufacturing (JASM), une joint-venture majoritairement détenue par TSMC, avec Sony, Denso et Toyota comme actionnaires. Ces deux usines représentent un investissement total de plus de 20 milliards de dollars.

La tendance des entreprises taïwanaises vers le Japon

Ces initiatives s’inscrivent dans un contexte où Taïwan cherche à réduire sa dépendance à la Chine, tandis que le Japon entend retrouver sa position dominante sur le marché des puces électroniques. Plusieurs sociétés taïwanaises, telles qu’Alchip Technologies et eMemory Technology, ont déjà fait le choix de s’installer au Japon et d’y développer leurs activités.

La décision de TSMC d’ouvrir des usines au Japon a suscité un engouement au sein de l’industrie des semi-conducteurs. De nombreuses entreprises taïwanaises, telles que Powerchip (PSMC), Global Unichip Corp, Materials Analysis Technology, Finesse Technology et Marketech International Corp, ont également saisi cette opportunité pour s’implanter dans le pays du soleil levant.

Les défis du marché japonais des semi-conducteurs

Cependant, malgré cette tendance à la délocalisation vers le Japon, des défis subsistent pour le pays. En effet, selon Takamoto Suzuki, expert en recherche économique pour la banque d’investissement Marubeni, le Japon rencontre des difficultés à répondre à la demande croissante de main-d’œuvre qualifiée dans le secteur des semi-conducteurs. En 20 ans, le nombre de travailleurs spécialisés dans ce domaine a diminué de 20 %, tandis que la part de marché du Japon est passée de 50 % en 1980 à 10 % aujourd’hui.

Malgré ces défis, le Japon prévoit d’augmenter sa part de marché de 3 % d’ici 2027, grâce notamment aux investissements dans des projets tels que Rapidus, en collaboration avec des entreprises étrangères comme IBM. Ce consortium vise à installer une fonderie sur l’île de Hokkaido d’ici 2027, dans le but de produire des puces de pointe et de permettre au Japon de retrouver sa position de leader dans le domaine des semi-conducteurs.

Source : CNEWS

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