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La vidéosurveillance algorithmique : une technologie controversée
Le concert de Dépêche Mode au palais omnisports de Paris-Bercy a été le théâtre d’une première mondiale : l’utilisation de la vidéosurveillance algorithmique. Cette technologie, autorisée par la loi sur les Jeux olympiques, permet l’analyse en temps réel des images captées par des caméras ou des drones de surveillance.
Les tests de la vidéosurveillance algorithmique pour les JO
La loi relative aux Jeux Olympiques (JO) et Paralympiques de 2024 à Paris, adoptée en mars 2023, comporte diverses mesures visant à assurer le bon déroulement des événements. L’une de ces mesures controversées est l’utilisation de la vidéosurveillance algorithmique. Moins de cinq mois avant le début des JO, le ministère de l’Intérieur a lancé des tests pour évaluer l’efficacité de cette technologie.
Cityvision, un logiciel développé par Wintics, a été associé à six caméras autour de la salle de spectacle de Bercy pour tester l’algorithme de vidéosurveillance. L’objectif était de vérifier la capacité du système à détecter des situations anormales nécessitant une intervention des forces de l’ordre ou des secours, comme un début d’incendie, un conducteur dangereux, des mouvements de foule, la présence d’armes ou d’objets abandonnés.
Des tests à venir avec d’autres entreprises et partenaires
En plus de Wintics, ChapsVision et Videtics, deux entreprises françaises, vont également contribuer à renforcer la sécurité des sites olympiques en dopant les caméras avec leurs propres algorithmes. Ces entreprises réaliseront des tests supplémentaires en collaboration avec la SNCF et la RATP, qui devront gérer un afflux de dix millions de voyageurs supplémentaires par jour pendant les JO. Avant cela, Wintics testera à nouveau son dispositif lors d’un second concert de Dépêche Mode à Bercy.
Initialement prévue pour les fêtes de fin d’année, la mise en place de la vidéosurveillance algorithmique a été retardée en raison d’une plainte déposée par une société non retenue lors de l’appel d’offres. Ces tests visent à apaiser les inquiétudes et les critiques de la société civile et de l’opposition politique concernant cette technologie de surveillance.
Des réserves politiques et citoyennes
Lors des débats à l’Assemblée nationale et au Sénat, certains parlementaires se sont opposés à l’utilisation de la vidéosurveillance algorithmique. Élisa Martin, députée LFI-NUPES, a exprimé ses préoccupations quant à une possible violation des droits fondamentaux. Cette technologie soulève donc des questionnements et des réserves au sein de la société et de la classe politique.
Source : CNEWS


