La Chine utilise les équipements d’ASML des Pays-Bas à des fins militaires

Siège Social d
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Le siège social d’ASML est au centre d’une controverse ces dernières semaines, alors que le ministère néerlandais du Commerce exprime des craintes quant à l’utilisation des machines de l’entreprise par la Chine à des fins militaires. ASML est connu pour être le seul fabricant mondial de systèmes de lithographie extrême ultraviolets (EUV) et de lithographie par immersion ultraviolette profonde (DUV) haut de gamme, essentiels à la fabrication de semi-conducteurs avancés.

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Les machines d’ASML au coeur des préoccupations

Le ministère néerlandais du Commerce, représenté par Geoffrey van Leeuwen, a exprimé ses inquiétudes quant à l’utilisation potentielle des machines ASML à des fins militaires en Chine. Il a souligné que ces équipements permettent la fabrication de puces hautement performantes qui pourraient être utilisées dans des systèmes d’armes de grande valeur et des armes de destruction massive.

Pendant un certain temps, ASML était autorisé à vendre ses machines EUV et DUV à des entreprises chinoises, générant ainsi des centaines de millions d’euros de ventes en Chine. Cependant, suite à l’intensification des sanctions américaines contre la Chine en octobre 2022, les États-Unis ont exercé des pressions sur les Pays-Bas pour mettre fin à ces exportations.

La fin des exportations vers la Chine

Après des négociations entre les États-Unis et les Pays-Bas, ces derniers ont finalement décidé d’aligner leurs politiques sur les sanctions américaines, interdisant à ASML d’exporter ses équipements vers la Chine. Cette interdiction, initialement prévue pour septembre, est entrée en vigueur dès la fin du mois de janvier.

Les autorités américaines ont poussé les Pays-Bas à appliquer cette mesure plus tôt que prévu, soulignant l’importance de restreindre l’exportation de technologies sensibles vers la Chine. Cette décision a été motivée par la découverte que certaines entreprises chinoises étaient parvenues à contourner les restrictions en modifiant des machines DUV d’ASML pour atteindre des niveaux de gravure très avancés, comme le prouve la puce Kirin 9000S de Huawei fabriquée en 7 nanomètres.

Source : CNEWS

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