En 2022, le géant de la location Airbnb aurait minimisé ses impôts en France malgré des bénéfices importants. Selon le Canard Enchaîné, un recours a été déposé devant le conseil d’État par huit parlementaires français, dénonçant la persistance d’une niche fiscale en faveur d’Airbnb.
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Une niche fiscale avantageuse remise en cause
Auparavant, les revenus générés par la location de biens meublés bénéficiaient d’un abattement forfaitaire important, favorisant ainsi la location sur Airbnb par rapport à une location classique. Cependant, la loi de finances pour 2024 a réduit cet avantage à 30 % d’abattement, limité à 15 000 euros de revenus.
L’erreur du gouvernement a été de maintenir cette niche fiscale en 2024, alors qu’il cherchait simplement à ajuster le pourcentage de l’abattement. Cette décision a conduit à la saisine du Conseil d’État par huit parlementaires de divers horizons politiques, déplorant le non-respect de la loi votée initialement.
Les pratiques fiscales controversées d’Airbnb en France
La fin de cette niche fiscale pourrait impacter négativement Airbnb en France, réduisant potentiellement son nombre d’utilisateurs. Malgré des revenus considérables, les chiffres publiés par Airbnb France SARL au tribunal de commerce révèlent des bénéfices bien inférieurs. Une partie importante des bénéfices aurait été enregistrée en Irlande, où le taux d’imposition sur les bénéfices est plus avantageux.
De nombreuses entreprises du secteur numérique, comme Airbnb, choisissent de s’installer en Irlande pour bénéficier de ces avantages fiscaux, une pratique tout à fait légale mais critiquée. Cette optimisation fiscale soulève des questions sur l’équité de la contribution fiscale des grandes entreprises internationales en France.
Source : CNEWS

