Loi anti-fast fashion adoptée à l’unanimité : une révolution dans la mode !

Un caddie rempli de produits Shein.
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Un projet de loi porté par la députée Anne-Cécile Violland propose d’instaurer un système de bonus-malus pour réguler le secteur de la fast fashion, avec un focus sur les géants chinois Shein et Temu.

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Les conséquences de la fast fashion

L’approbation unanime de ce texte à l’Assemblée témoigne d’un fort soutien à cette initiative. La fast fashion, connue pour ses vêtements de qualité discutable vendus à des prix bas, a des répercussions graves sur l’environnement et la société. En effet, l’industrie textile est responsable de 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, un chiffre qui pourrait atteindre 26 % d’ici 2050 selon l’Ademe.

En France, le nombre de vêtements mis en vente chaque année a augmenté de manière significative, passant d’un milliard à 3,3 milliards de produits en l’espace d’une décennie. Cette hausse a motivé la rédaction de ce texte, qui rivalise avec une proposition similaire présentée par Les Républicains récemment.

Le projet de loi prévoit diverses mesures visant à encadrer le secteur et à combattre ses pratiques, notamment la mise en place d’un système de bonus-malus. En substance, les marques seraient taxées en fonction de l’impact environnemental de leurs produits, avec des incitations financières pour les articles plus respectueux de la planète.

La France à la pointe de la régulation de la fast fashion ?

Selon Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, le problème réside moins dans le prix des vêtements que dans la fréquence d’achat. Les Français achètent en moyenne 48 vêtements par an, portés seulement 7 à 8 fois avant d’être jetés. Réduire la consommation permettrait de limiter les coûts cachés et de préserver le pouvoir d’achat des citoyens.

Cette proposition de loi est soumise à une procédure accélérée et devra être validée par le Sénat avant d’être examinée en commission mixte paritaire. Si elle est promulguée, la France deviendrait le premier pays à légiférer contre les excès de l’ultra fast fashion, une avancée saluée par le ministre.

Source : CNEWS

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