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Les sociétés de capital-risque de la Silicon Valley sous pression à Washington
Les sociétés de capital-risque de la Silicon Valley, qui étaient auparavant encouragées à investir en Chine et en tiraient profit, font désormais face à des critiques à Washington. Elles sont accusées de financer des technologies utilisées par l’armée chinoise, ce qui a conduit certaines d’entre elles à se détourner des start-up chinoises.
Une enquête menée par les élus de la Chambre des représentants a révélé que cinq sociétés de capital-risque avaient investi 3 milliards de dollars dans des entreprises chinoises impliquées dans des technologies militaires ou des violations des droits de l’homme. Ces investissements, bien que légaux, sont remis en question par certains politiciens.
Les restrictions de Joe Biden et leurs conséquences
En été 2023, le président Joe Biden avait déjà pris des mesures pour limiter les investissements américains dans certains secteurs en Chine, tels que l’intelligence artificielle et les semi-conducteurs. Cependant, ces restrictions sont jugées insuffisantes par certains membres du Congrès, qui envisagent d’élargir ces contraintes à d’autres domaines.
Ces mesures commencent à avoir un impact sur les investissements dans les start-up chinoises. Selon les données de PitchBook, les investissements ont chuté de 88 % entre 2021 et 2023, passant de 47 milliards de dollars à 5,6 milliards de dollars.
Les réactions des sociétés de capital-risque
Face à cette pression politique croissante, les sociétés de capital-risque adoptent des stratégies diverses. Certaines, comme DCM Ventures, ont décidé de ne plus mentionner la Chine dans leurs projets. D’autres, comme Sequioa Capital et GGV Capital, ont choisi de séparer leurs activités en Chine du reste de leurs investissements.
Qualcomm Ventures a réduit ses investissements en Chine, tandis que Walden International et GSR Ventures n’ont pas encore réagi publiquement. Pour ces sociétés, se détacher des investissements déjà réalisés en Chine peut être complexe, car la revente n’est pas toujours aisée.
Le changement de cap des sociétés de capital-risque vis-à-vis de la Chine représente également un changement culturel important. Pendant des années, elles ont été encouragées à investir dans le pays dans l’espoir de favoriser une évolution vers un modèle occidental. Cependant, avec les tensions géopolitiques croissantes entre la Chine et les États-Unis, cette approche semble désormais révolue.
Source : CNEWS

